L'appli destinée à la prévention des tiques

Dès qu’il fait un peu plus chaud dehors, les tiques se laissent tomber sur les inconscients personnes et animaux. L'application de prévention «TIQUE» pour iOS et Android offre de précieux conseils à ce sujet. Au cours de sa première année d’exploitation, l’application de prévention a enregistré pas moins de 2 071 piqûres de tiques.  

 

 

 

 

 

 Cette application a été développée par le groupe de recherche en phytomédecine de la ZHAW, haute école zurichoise en sciences appliquées, avec le soutien de l’Office fédéral de la santé publique OFSP. L’appli permet de localiser les zones à risque, de se protéger contre les piqûres de tiques ou encore de prendre les dispositions nécessaires lorsque l’on a été piqué. Si elle explique aux utilisateurs comment bien retirer une tique, l’application leur permet également de détecter l’apparition de la maladie au moyen d’un «journal des risques liés aux tiques». La personne concernée y répertorie sa piqûre de tique et l’application lui demande ensuite à intervalles réguliers de contrôler les symptômes de la borréliose. En cas de suspicion de maladie, l’application recommande à l’utilisatrice ou à l’utilisateur de consulter un médecin.

 

 

 

Participation «citoyenne»

Jürg Grunder (à gauche) et Werner Tischhauser, chefs de projets de la nouvelle application «TIQUE»

En signalant de manière  anonyme les piqûres de tiques, les utilisateurs font partie du réseau «Citizen Science» et livrent d’importantes données qui permettront de faire avancer la science. Les zones à tiques sont ainsi répertoriées et visibles par les autres utilisateurs sur la carte des zones à risque.

Les données transmises de façon anonyme par les utilisateurs constituent de précieuses informations pour la mise à jour de la carte des risques potentiels. D’une part, les lieux géographiques sont visibles aux autres utilisateurs; d’autre part, les développeurs mettent à profit ces avis pour améliorer la carte des zones à risque. Par conséquent, plus le nombre de piqûres signalées est important, plus la carte est précise. La nouvelle version Android et la traduction en anglais étendent le champ de prévention. Les entrées des utilisateurs dans le journal illustrent le succès de l’implication de la population dans la «science grand public».

 

Premiers résultats

Depuis mars 2015, la version iOS de l’application de la ZHAW a été téléchargée 26 500 fois. Compte tenu des 20 000 consultations annuelles pour piqûre de tiques, les plus de 2 000 cas rapportés à ce jour représentent un nombre considérable. Les analyses de la ZHAW le montrent : des pieds à la tête, les tiques n’ont pratiquement épargné aucune région du corps. Un peu plus que la moitié des piqûres (58%) se situent dans le bas du corps. A elles seules, chevilles, jambes et cuisses rassemblent 37 % des piqûres; l’abdomen, les aines et les parties génitales totalisent 21%. Ces chiffres recueillis via l’application confirment les valeurs empiriques. Par températures clémentes, les tiques peuvent aussi sévir en hiver. Rien qu’en novembre dernier, les utilisateurs de l’application «Tique» signalèrent 26 piqûres, et le dernier avis de l’année survint le jour de Noël. De toute évidence, l’hiver inhabituellement doux a tiré les tiques de leur torpeur hivernale.

Plus d'informations

Télécharger: itunes.apple.com   play.google.com 

Plus d'infos: www.zhaw.ch/iunr/zecken

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